Le réseau hydrologique du Maroc joue un rôle déterminant dans la gestion des ressources en eau du pays, particulièrement dans les situations de sécheresse et de fortes précipitations.

Pour permettre de répondre aux besoins des secteurs utilisateurs des données sur l’eau, le réseau hydrologique a été conçu dans l’objectif de disposer de données sur la variabilité spatiale et temporelle des différents paramètres hydrométriques (niveau d’eau et débit des cours d’eau et des sources) et de paramètres climatologiques (pluie, température, évaporation, vitesse et direction du vent, humidité, insolation).

Le réseau de mesure est passé par plusieurs étapes. En effet, les premières mesures de débit des cours d’eau remontent à 1912 ; mais c’est à partir de 1918 que les stations hydrologiques permanentes ont été installées et équipées. Depuis, leur nombre a progressivement augmenté notamment durant les quatre dernières décennies après le lancement de la politique des barrages. Ainsi, le nombre de stations hydrométriques est passé de 35 en 1956, à 235 stations en 1996, pour atteindre plus de 265 stations hydrométriques et 380 postes pluviométriques en 2014.

Cette progression du nombre de stations hydrologiques s’est accompagnée aussi d’une évolution du rôle assigné au réseau hydrologique. En effet, au cours des années 60 et 70 caractérisées par la réalisation des grands ouvrages hydrauliques, le rôle du réseau était d’abord la mise à disposition des données hydrologiques permettant le dimensionnement des différents ouvrages. Au cours des années 80 et 90, et suite au développement socio-économique du pays, les objectifs principaux du réseau hydrologique étaient focalisés autour de la nécessité d’une gestion optimale des retenues de barrages et leur sécurisation face aux fortes crues.

Après les années 90, le rôle du réseau s’est élargi à d’autres aspects aussi importants, notamment la protection contre les inondations, les études de projets divers tels que les zones touristiques et urbanistiques, les zones industrielles, les ouvrages d’art et l’évaluation des projets de recharge artificielle des nappes souterraines.