Portail du Département de l'Eau
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Les eaux de surface:un effort de mobilisation soutenu
Le Maroc dispose de quantités appréciables d eau de surface. Sur l ensemble des ressources en eau disponibles évaluées à 29 Milliards de m3, seuls 19 Milliards de m3 sont actuellement mobilisables dans des conditions techniques et économiques acceptables. L'eau de surface, qui représente les deux tiers du potentiel en eau, subit des fluctuations d'apports importantes selon l'hydraulicité de l'année. Pour assurer la permanence de la fourniture d'eau, il est nécessaire de maîtriser les apports d'eau des années humides pour pouvoir faire face aux besoins en eau des années sèches. C'est à cette fin que sont réalisés les grands barrages réservoirs et les adductions régionales de transfert d'eau.
Jusqu'en 1966, la politique de mobilisation de l'eau est restée assez timide, puisqu'en 38 ans n'ont été construits que 16 ouvrages, d'une capacité totale de 2,2 Milliards de m3. En 1967, lorsque FEU SA MAJESTE LE ROI HASSAN II a fixé l'objectif de l'irrigation d'un million d'hectares à l'horizon de l'an 2000, une impulsion nouvelle et décisive fut donnée à la politique de construction des grands barrages. Un intérêt particulier a été accordé à la mobilisation des ressources en eau dans les zones arides sud-atlasiques en vue d'assurer leur développement socioéconomique. L'édification alors des barrages Mohammed V, Hassan Addakhil, Mansour Addahbi, et Youssef Ben Tachfine a permis d'assurer la mobilisation des eaux des bassins respectivement de la Moulouya, du Ziz, du Drâa et du Massa, et de créer ainsi de véritables pôles de développement économique et social dans ces régions. En vue de favoriser un accès équilibré à l'eau sur l'ensemble du pays, FEU SA MAJESTE LE ROI HASSAN II a aussi initié en 1984 le lancement d'un programme de construction de petits et moyens barrages. De nombreux ouvrages ont ainsi été édifiés à travers le Royaume dans les zones dépourvues d'eau souterraine, en vue de répondre à des besoins locaux d'eau potable, d'irrigation ou pour protéger les personnes et les biens publics et privés contre les inondations. La priorité ainsi donnée, depuis plusieurs décennies, au développement des ressources en eau de surface a permis de doter le pays d'un patrimoine d'infrastructures hydrauliques composé, en 2004, de 109 grands barrages d'une capacité de stockage de plus de 15,6 Milliards de m3 avec un volume régularisé de plus de 9,5 Milliards de m3, et de 13 systèmes de transfert d'eau d'une longueur totale de 785 km et d'une débitance totale de l'ordre de 175 m3/s. La qualité des eaux de surface, Une tendance à la dégradation Durant l'année 2000-2001, la qualité globale des eaux de surface observée a été bonne au niveau de 46% des stations et moyenne au niveau de 9%. Par contre, elle était mauvaise au niveau de 45% des stations échantillonnées. La quasi totalité des stations ayant une qualité dégradée sont situées au niveau des cours d'eau affectés par les rejets urbains et industriels tels le cours moyen et aval de l'Oued Sebou, le cours moyen de l'Oum Er-Rbia, le cours aval des oueds Tangérois et Martil . L'examen de la qualité globale de l'eau de surface par bassin hydraulique montre qu'au niveau des bassins du Souss et du Bouregreg, la qualité des cours d'eau est généralement bonne; alors que les bassins du Sebou et du Loukkos enregistrent le plus grand nombre de zones de mauvaise qualité. |
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