La plaine du Gharb tournée vers la façade atlantique du Royaume offre par sa topographie plate ses terres alluvionnaires
particulièrement riches et sa vaste superficie de l ordre de 500.000 ha dont 250.000 irrigables par les grands barrages, des
conditions extrêmement favorables à l'implantation de riches cultures industrielles.
Cependant, la pluviométrie en moyenne de 500 mm par an, relativement généreuse pour le Maroc, est insuffisante du
fait de sa répartition dans le temps (80 % des précipitations ont lieu entre Novembre et Mars durant le repos végétatif).
L'oued Sebou, grossi de ses affluents principaux l'oued Inaouène et l'oued Ouergha, transporte quant à lui suffisamment
d'eau pour assurer l'irrigation des terres du Gharb, à condition toutefois de régulariser leurs apports par l'édification de grands
barrages.
Le premier ouvrage planifié par l'aménageur a été le barrage Idriss Ier mis en eau en 1973. Cet ouvrage dresse ses
24 contreforts en travers du lit de l'oued Inaouène à 20 km au Nord Est de la ville de Fès dans un paysage de collines
marneuses au relief assez doux, caractéristique du Prérif.
La retenue qu'il développe à l'amont d'une capacité de 1.186 Mm3 est assez vaste, grâce à des conditions
topographiques très favorables, pour régulariser non seulement les apports de l'oued Inaouène, soit environ 700 Mm3 par
an, mais aussi les 600 Mm3 annuels du Haut-Sebou provenant de la dérivation du barrage Allal Al Fassi.
Le barrage Idriss 1er est capable d'assurer, avec la contribution des apports sauvages, la fourniture de 830 Mm3/an pour
l'irrigation de 72.300 ha correspondant au premier ensemble irrigué de la plaine du Gharb. Une usine de pied d'une puissance
installée de 40 MW turbine les lâchers agricoles pour produire en moyenne 66 GWh par an.