

La région d’Aïn Béni Mathar constitue une importante entité des hauts plateaux de l’oriental qui sont des steppes semi-arides brûlantes l’été et balayées par des vents glacés l’hiver.
La pluviométrie dans cette région ne dépasse pas 250 mm par an, ce qui limite le développement des plantations aux seules espèces adaptées à l’aridité du milieu dont les principales sont l’Alfa sur les reliefs et l’Armoise dans les zones limoneuses des oueds et des dayas.
L’oued El Haï, à écoulement relativement pérenne, constitue avec les sources d’Aïn Béni Mathar les seules ressources en eau de la région. En effet, les ressources souterraines qui pourraient fournir des débits d’eau appréciables ne peuvent être exploitées qu’au travers de forages profonds de quelques centaines de mètres. La nappe superficielle ne fournit que des débits d’eau insignifiants.
Par ailleurs, la sécheresse qui a sévi ces dernières années sur le Maroc en général et sur l’oriental en particulier a encore aggravé le déficit en eau de cette région, mettant en péril une grande partie du cheptel qui constitue la principale source de revenu d’une population très clairsemée et nomade.
Aussi, afin de limiter l’exode rural et d’aider la population à améliorer son niveau de vie en s’adonnant à son activité principale, l’élevage ovin et caprin, il a été décidé de construire une série de barrages collinaires dont le barrage Msakhskha, deuxième ouvrage après Sidi Ali, pour lequel la méthode d’exécution a été adaptée à une utilisation massive de la main d’œuvre locale .
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