

Par sa position intermédiaire entre le couloir de Taza et celui de Taourirt, le bassin de Debdou constitue à bien des égards une zone de transition. En effet, par ses steppes semi-arides brûlantes en été et glaciales en hiver, cette région constitue le lien entre un climat très sec au Sud et tempéré au Nord.
Cette situation fait que les précipitations déjà faibles et irrégulières tombent le plus souvent sous forme d’orages violents et courts et par conséquent ne permettent pas de maintenir les écoulements des quelques oueds de la région.
Cette contrainte, conjuguée à une absence des ressources en eau souterraine et accentuée par l’effet de la sécheresse qui a sévi au Maroc ces dernières années a aggravé le déficit en eau de cette région en mettant en péril une grande partie du cheptel qui constitue la principale activité de la population semi-nomade.
Dans le but de limiter les méfaits de cette sécheresse et améliorer le niveau de vie en assurant les conditions favorables à la population pour s’adonner à son activité principale, l’élevage, il s’est avéré nécessaire de construire le barrage de Kheng El Hda qui constitue un point d’eau très recherché par les éleveurs pendant les périodes de transhumance.
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