

La région comprise entre Asilah et Tanger possède un climat sub-humide caractérisé par une pluviométrie annnelle moyenne de l'ordre de 800 mm et une température moyenne de 17°C. Les ressources en eau de la région sont constituées principalement des oueds Mharhar, Hachef et de la nappe de Charf El Akab. Cette nappe est par ailleurs un véritable réservoir dont l'alimentation est assurée à la fois par infiltration sur son impulvium et par injection après traitement des excédents prélevés aux prises de Bougdour et Hachef.
Le développement de la ville de Tanger, s'est traduit par une augmentation rapide des besoins en eau, déjà notables du seul fait de l'accroissement de sa population et de l'amélioration du niveau de vie, ce qui a amené les pouvoirs publics à réaliser en 1977 le barrage Ibn Batouta.
Le barrage d'Ibn Batouta sur l'oued Mharhar est situé à 18 Km à vol d'oiseau de la ville de Tanger et immédiatement an Sud du Jbel Zinâk. Son bassin versant à l'amont a une superficie de 180 Km2 ; sa partie la plus élevée atteint la cote 627 NGM au Jbel Mekhâled, alors que l'altitude moyenne se situe vers 130 m.
Les eaux régularisées par le barrage et relâchées dans le lit de l'oued sont reprises à la station de Bougdour qui les refoule directement vers la ville de Tanger et sa région ; le supplément, en saison pluvieuse, est injecté dans la nappe par des fissures ouvertes protégées de l'érosion et de la pollution.
Ce barrage régularise 26 Mm3 par an, dont 14 Mm3 devaient être destinés à la fourniture d'eau potable de la ville de Tanger et sa région et 12 Mm3 étaient destinés à l'irrigation d'un périmètre agricole d'une superficie totale de 1.930 hectares. Mais on devait se rendre très vite à l'évidence que le barrage suffirait à peine à couvrir les besoins d'alimentation en eau potable.

|