Barrage Hassan Addakhil

 

 
Le 5 novembre 1965, l'oued Ziz, situé sur le versant oriental sud de la chaîne du Haut Atlas, se déchaine et provoque avec un débit estimé à plus de 3.000 m3/s des inondations dévastatrices qui ont laissé 25.000 personnes sans abri, détruit près de 75.000 oliviers et plus de 16. 000 palmiers. Suite à cette douloureuse catastrophe et à l'appel, le 11 novembre 1965, de FEU SA MAJESTE LE ROI HASSAN II à la solidarité nationale, le peuple Marocain a fait le sacrifice de renoncer à un rabais important prévu sur le sucre pour financer les travaux permettant d'éviter de nouvelles inondations et d'assurer la mise en valeur de la vallée du Ziz, de la plaine du Tafilalet et la palmeraie de Jorf sur le Rhéris.
 
Le barrage du «sucre» pièce maîtresse de cet aménagement dont la construction a été achevée en 1971 est situé à 25 Km en amont d'Errachidia à l'entrée du canyon découpé par l'oued Ziz, au travers d'un anticlinal métrique de calcaire et de marnes jurassiques.

C'est une digue en enrochements de 85 m de hauteur avec un noyau étanche incliné et 2 digues de col. La capacité de la retenue, qui est de 347 Mm3, permet de maîtriser les crues et de garantir un volume régularisé de 100 Mm3 par an et un volume aléatoire de 35 Mm3 en fonction de l'hydrologie irrégulière de l'oued Ziz illustrée par des apports annuels variant de 52 à 483 Mm3 pour une moyenne de 182 Mm3.
 
Les ouvrages de restitution, vidange de fond et prise d'irrigation sont aménagés en galerie dans l'appui gauche du barrage principal. L'évacuateur de crues situé en rive droite est constitué d'un seuil libre d'une largeur de 43 m et permet de laminer à 1700 m3/s la crue de projet qui dépasse 5500 m3/s.
 
L'appareillage d'auscultation de la digue principale, comprenant 25 piézomètres répartis en 5 profils dans la fondation et des repères topographiques classiques montre que l'ouvrage se comporte normalement.