

Le barrage Hassan Ier est situé sur l'oued Lakhdar, qui est un affluent de l'oued Tessaout, à l'extrémité sud du bassin hydrologique de l'Oum-Er-Rbia et à l'extrémité sud ouest du bassin hydrogéologique du Haut Atlas calcaire. L'altitude, dans ce dernier, demeure très élevée et les principaux sommets, couverts de neige 5 à 6 mois sur 12, dépassent 3.500 m :Irhil M'goun (4.017m), Tignousti (3.825 m) et Tiferdine (3.770 m); les deux premiers portent les sources de l'oued Lakhdar.
Plusieurs sources vauclusiennes font naître des rivières (Imilchil, Dades, Ahansal, Bernat,...) alors que les vallées à l'amont sont sèches. On reconnaît également des canyons et des grottes (Taghia du Rheriss) ainsi que des cuvettes de décalcification peu profondes occupées par des lacs (Lacs Isli et Tislit ou les «fiancés» du plateau). C'est aussi le pays du chêne et du cèdre, du génevrier rouge, de l’arar, du thym et d'autres plantes aromatiques. La région est caractérisée par des potentialités touristiques illimitées comparativement à la rareté des ressources naturelles et en particulier les terres arables.
Il en résulte un déséquilibre flagrant entre les ressources hydriques abondantes et les disponibilités en terres agricoles plutôt rares ; contrairement à la région contiguë -celle du Haouz central dans le bassin du Tensift- qui constitue un important pôle économique du Royaume caractérisé par une faiblesse des ressources en eaux superficielles, en comparaison avec les besoins et les potentialités agricoles, industrielles, touristiques et humaines du bassin.

La situation géographique de ce pôle économique a poussé a recourir au transfert d’un volume annuel de 300 Mm3 d'eau à partir du Sous-bassin de Lakhdar vers le bassin de Tensift. Le barrage Hassan Ier, son barrage de compensation et de prise de Sidi Driss ainsi que le Canal de Rocade long de 120 km, constituent la pièce maîtresse de ce transfert d'eau vers le Haouz central. Cet ensemble régularise un volume annuel de 350 Mm3 dont 50 Mm3 sont réservés pour irriguer 7.600 ha répartis entre la plaine de la Tessaout-aval et la PMH située à l'aval immédiat des deux barrages. Les 300 Mm3 transférés au Haouz central permettront, en phase de croisière, d'irriguer 35.400 ha, de fournir 40 Mm3 pour l’AEPI de Marrakech et de produire annuellement une moyenne de 132 Gwh d'énergie électrique.
Avec 145 m de hauteur, le barrage Hassan 1er est le plus haut barrage en terre en Afrique.

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